La côte sauvage

La côte sauvage de la presqu'île guérandaise, frange rocheuse du littoral, s'étend du Croisic au Pouliguen, en passant par Batz-sur-Mer. Afin de sauvegarder ce patrimoine remarquable, le Département de Loire-Atlantique est propriétaire de près de 28 hectares, acquis depuis 1978 au titre des espaces naturels sensibles, principalement regroupés en trois sites : la pointe du Croisic, la baie des Bonnes Soeurs et la Govelle (Batz-sur-Mer).
Site Ouvert au public

Intérêt écologique

Plus de la moitié de la flore du littoral de Loire-Atlantique figure sur la « liste rouge » des espèces rares et menacées de Loire-Atlantique. On peut ainsi y découvrir l'oseille des rochers, espèce emblématique des falaises suintantes littorales et l'œillet de France, espèce dunaire, toutes deux protégées au niveau national, ou encore la romulée à petites fleurs, qui croît dans les affleurements rocheux, le gaillet négligé, endémique du littoral de l'ouest de la France, l'ornithope penné et la renouée maritime, quatre espèces protégées au niveau régional.

La diversité des habitats de la côte sauvage (milieux dunaires, prés salés, landes et pelouses littorales) permet de croiser nombre d'espèces animales inféodées. On peut ainsi observer, au cœur des zones humides de la pointe du Croisic, l'agrion mignon, odonate inscrit sur la liste rouge européenne, ou le pélodyte ponctué et le crapaud calamite, espèces rares en Loire-Atlantique.

Les dunes et les falaises ont souvent des caractéristiques communes avec certains habitats méditerranéens et attirent les invertébrés spécifiques à ces habitats littoraux. On peut ainsi observer le sphinx de l'euphorbe, à la répartition plutôt méridionale, dont les chenilles raffolent de l'euphorbe de Portland.

La côte sauvage sert enfin de zone d'alimentation ou de repos pour de nombreux oiseaux, marins ou continentaux, tels que l'aigrette garzette et le milan noir, classés en annexe I de la directive "Oiseaux", ou le traquet motteux, migrateur transsaharien qui fait étape sur la dune de la Govelle à l'automne.

Un peu d'histoire

Les premiers signes de la présence humaine au Croisic datent du néolithique avec le menhir de la Pierre Longue. Mais c’est au XVIe siècle que Le Croisic prend son essor :tous les navires marchands du Nord de l’Europe y vendent bois, fer, étain, charbon, goudron ou draps, tandis que les bateaux en partance acheminent le sel de la presqu’île jusqu’en Espagne ou en Irlande.

La côte sauvage n'a été habitée par l'Homme qu'à partir du début du XXe siècle

Avec l'essor des bains de mer et du tourisme, au début du XXe siècle, la côte sauvage commence à être habitée, mais jusqu'à la fin du XIXe siècle, elle est essentiellement utilisée pour le pâturage, quand des familles modestes, sans terre, mènent leurs quelques bêtes brouter sur les communs,  dunes et landes littorales.

Certaines parcelles, aujourd'hui Espaces naturels sensibles, sont occupées durant la seconde guerre mondiale par les soldats allemands, affectés à la surveillance de l’océan, dissimulés dans les blockhaus. Après la guerre, des wagons entiers de sable seront été prélevés sur les dunes littorales afin de reconstruire Saint-Nazaire et les autres communes sinistrées.

 

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Contacts

Centre permanent d'initiatives pour l'environnement (CPIE) Loire-Océane

Tel : 02 40 45 35 96 Courriel : contact@cpie-loireoceane.com Site : http://www.cpie-loireoceane.com/