Le bassin guérandais

Le bassin guérandais, classé au titre de la protection et la mise en valeur des sites et des paysages, constitue une richesse patrimoniale remarquable. Le Département de Loire-Atlantique a acquis, au titre des espaces naturels sensibles, le site de Kersalio, ancien manoir déclassé en exploitation agricole, et 78 hectares de salines.
Site Ouvert au public

Intérêt écologique

Les marais salants de Guérande, zone humide d'importance internationale, présentent un intérêt ornithologique exceptionnel selon les critères de la convention de Ramsar.

Ils sont également classés en zone d'importance communautaire (ZICO) pour l'aigrette garzette (Egretta garzetta), la spatule blanche (Platalea leucorodia), et l'avocette (Recurvirostra avosetta). En bordure de marais, on peut également y découvrir le busard des roseaux (Circus aeruginosus), la sterne Pierre-Garin (Sterna hirundo) et la gorge-bleue à miroir (Luscinia svecica).

Ils abritent également une flore spécifique, telle que l'aster maritime (Aster tripolium), l'obione (Halimione portulacoides), l’oseille des rochers (Rumex rupestris) -protégée au niveau national- ou bien encore la salicorne et la soude maritime (Suaeda maritima).

Sur le site de Kersalio, sur le coteau, on peut observer deux espèces végétales protégées au niveau régional : la buglosse toujours verte (Pentaglottis sempervirens) et l’ornithope penné (Ornithopus pinnatus). On y trouve également l’orchis bouffon (Anacamptis morio), la jasione des montagnes (Jasione montana), et la canche précoce (Aira praecox), plantes de murets de pierres sèches et pelouses siliceuses.

Sur ce même site, une chouette chevêche (Athene noctua) a élu domicile dans le grenier de l’étable, et on peut également y rencontrer des couleuvres à collier (Natrix natrix), des vipères péliades (Vipera berus), des lézards des murailles (Podarcis muralis) et des lézards verts (Lacerta bilineata), ainsi que des grenouilles vertes (Pelophylax lessonae) et des rainettes arboricoles (Hyla arborea) autour de la mare.

Un peu d'histoire

La genèse des marais salants guérandais pose encore aux historiens et aux archéologues de nombreuses questions. En imposant le monopole de la production et de la vente du sel dans l’Empire ainsi que celui de la distribution des ressources salifères quelle qu’en soit la forme (mine, marais…),

l’État romain étend son contrôle aux territoires de la Gaule après la Conquête de César en 56 avant Jésus-Christ. L’application du système technique des marais salants sur le littoral guérandais s’opère donc sous le contrôle des autorités romaines conquérantes. Quant au passage de la technique des bouilleurs de sel gaulois à la technique solaire des marais salants, il a souvent été expliqué par un transfert de technologie de la Méditerranée vers les rivages océaniques. Mais il n’est pas exclu que les Gaulois armoricains et pictons aient associé aux ateliers ignigènes* des dispositifs de captage et de concentration de l’eau de mer utilisant le phénomène des marées.

 

* (de Ignis, le feu) Il s’agit d’une très ancienne technique de cristallisation du sel par « cuisson » et évaporation de l’eau saturée en sel (saumure)

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Contacts

Ligue de protection des oiseaux (LPO)

Tel : 02 51 82 02 97 Courriel : loire-atlantique@lpo.fr Site : http://loire-atlantique.lpo.fr/

Centre permanent d'initiatives pour l'environnement (CPIE) Loire-Océane

Tel : 02 40 45 35 96 Courriel : contact@cpie-loireoceane.com Site : http://www.cpie-loireoceane.com/