Le site du Transformateur

Cette ancienne friche industrielle est située au carrefour de l'Ille et Vilaine, la Loire-Atlantique, la Bretagne et les Pays de la Loire, au croisement de la Vilaine et du Canal de Nantes à Brest. Le Département en fait l’acquisition en 2001, après deux vagues d’inondations, afin de rétablir un espace dédié à la nature, servant de zone d'expansion des crues.
Site Ouvert au public

Intérêt écologique

Le site du Transformateur se caractérise par une diversité de milieux et de micro-sites, issus de l'ancienne friche industrielle et de divers matériaux, vestiges des anciennes activités. Ainsi, ce lieu atypique est composé d'espaces naturels se mêlant aux ruines de bâtiments ; anciens transformateurs, bureaux de la Société industrielle du bois (SIB) ou de la Société d’exploitation des menuiseries Sébilleau (SEMES). Au cœur du site, la nature a repris ses droits auprès de la Grande halle.

Le caractère très anthropique* du site ne laisse guère de place à l’originalité en matière de milieux naturels. Néanmoins quelques espèces végétales patrimoniales sont étonnamment présentes sur le site : l'ophrys abeille et l'œillet des dunes. On retrouve également sur le site des plantes très rustiques, tels que les bryophytes et sedums, révélatrices d’une reprise des lieux par les végétaux. L’existence de cette dynamique permet d’illustrer efficacement ce processus de reconquête d’une zone industrielle par la nature spontanée (capacité dite de « résilience » de la nature). En terme faunistique, le site abrite quelques espèces de chiroptères (pipistrelle commune, pipistrelle de Kuhl) et d'oiseaux (milan noir), le site étant utilisé par les oiseaux comme une zone de transit entre la Vilaine, les boisements et prairies alentours.

Un peu d'histoire

Au XVIIe siècle, les chantiers de construction navale fleurissent dans le port de Redon et à la Digue, à Saint-Nicolas-de-Redon.

Au milieu du XIXe siècle, l’activité périclite et laisse place à l’industrie du bois, notamment du pin maritime. Ce bois devient la matière première des scieries. En 1891, l’usine qui fabrique du tannin à partir de l’écorce de châtaignier pour l’industrie du cuir, est mise en service. L’activité s’arrête en 1931. Différentes sociétés se succèdent sur l’actuel site du Transformateur : les scieries Migaud et Pailhoux, Cahours et Cie, Renaud Machines à bois puis Sébilleau qui produisent alors caisses, parquets, manches à  balais, casiers à bouteilles, etc. Ces activités, concurrencées par le plastique, déclinent à partir des années 1960, les dernières industries ferment leurs portes dans les années 90. Les entreprises Lecoq rachètent le site en 1994 pour en faire un entrepôt. L'activité est menacée par les inondations successives en 1995, 2000, 2001. Suite à ces événements naturels, il s'avère que le site présente un risque élevé pour les personnes et les biens et la Préfecture prononce une décision d’évacuation des activités industrielles.

Le Département de Loire Atlantique rachète le site en 2001, avec pour objectif de le requalifier en zone d'expansion des crues et de laisser la nature le reconquérir.

Agenda des balades

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Contacts

Les amis du Transformateur

Tel : 02.99.71.59.50 Courriel : lesamisdutransfo@free.fr Site : http://amisdutransformateur.over-blog.com/

Centre permanent d'initatives pour l'environnement (CPIE) Val de Vilaine

Tel : 02 99 72 69 25 Courriel : naturetmegalithes@wanadoo.fr Site : http://landes-de-cojoux.com